Pienso que tus versos (Jenny Feal, 2019)

L'écrit sans écrit, la littérature qui devient art en 3 D... voilà qui est intéressant !

Impressions...

 

Pas de couverture, pas de papier, pas de mots, aucun personnage ni intrigue, pas même un titre ni le nom d’un auteur… et pourtant ! Pas de doute, dès qu’il entre dans la pièce, le visiteur le sait : il est face à un livre ! Un livre géant, un livre qui n’existe pas, une sorte d’allégorie de la lecture.

 

L’approche a de quoi déstabiliser les certitudes du littéraire !

 

Quelques pas autour de ce « livre » et la réflexion se poursuit… Cette terre couleur ocre tombée par terre, que signifie-t-elle ? Ne rappelle-t-elle pas que la poussière redevient poussière, qu’une fois lu, le texte disparaît, s’oublie, s’efface ? Que reste-t-il de toutes nos lectures ?

 

 

Pages volantes comme voiles au vent, l’armature toutefois tient bon et maintient l’ensemble. La littérature nous structure-t-elle ? Est-ce une évocation de la « trame » narrative ? Une chose est sûre : cette installation interroge la littérature et ne laisse pas indifférent !

L'oeuvre et son auteur

Cette installation est constituée de bois et de jute et a été vue au Musée d’Art Contemporain de Lyon lors de la Biennale d’Art Contemporain de Lyon en 2019.

 

Son titre exact est : Pienso que tus versos son flores que llenan tierras y tierras (traduction « Je pense que tes vers sont des fleurs qui remplissent les terres et les terres »)

 

Son auteur se nomme Jenny Feal : lien direct.

 

 

Dernière relecture de cet article : 04/05/2021

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