Hugo

Sa vie et son œuvre en quelques mots

 

Victor Hugo est un écrivain français très célèbre qui a marqué la littérature et qui a beaucoup produit dans les trois genres : poésie, théâtre et roman. Il a vécu au XIXe siècle et appartient au mouvement romantique. Il a écrit de très nombreux poèmes, qui relèvent du lyrisme avec l’expression de ses sentiments personnels, et de la poésie engagée pour défendre ses idées politiques. Il a aussi composé des pièces de théâtre et défini un nouveau genre théâtral qu’il a appelé « drame romantique ». Ses romans ont remporté un immense succès de son vivant, tels que Les Misérables. En parallèle de ses activités d’écriture, Victor Hugo développait d’autres talents artistiques, exécutant des dessins à l’encre de Chine.

 

Plus qu’un écrivain, un personnage !

 

Victor Hugo est une figure incontournable du XIXe siècle. Il a non seulement eu une grande importance à travers ses œuvres littéraires, s’inscrivant dans le mouvement romantique, mais il s’est aussi engagé en politique, animé par une envie de faire changer la société de son temps. Il s’est investi par exemple contre le travail des enfants, qui était courant à son époque, et contre les peines sévères de justice telles que le bagne et la condamnation à mort.

 

Né en 1802, Victor Hugo a eu une vie très remplie, marquée entre autres par la mort de sa fille Léopoldine, noyée avec son mari à l’âge de dix-neuf ans, et par son exil, hors de France pendant près de vingt ans, de 1852 à 1870. Son décès en 1885 donna lieu à des obsèques nationales et à des funérailles grandioses à Paris.

 

Ce qui caractérise son écriture

 

Victor Hugo est l’écrivain de l’éloquence et de l’abondance. Son œuvre littéraire est colossale et il s’est plongé dans chaque genre : poésie, théâtre, roman, sans oublier la composition de très nombreux discours. Il a souvent développé sa démarche dans des préfaces, parfois très détaillées.

 

En POÉSIE, Victor Hugo utilise particulièrement l’alexandrin, vers majestueux par excellence mais il peut aussi avoir recours à une écriture plus simple et très musicale, selon les poèmes, les recueils et les parties de recueils. L’un de ses recueils poétiques les plus célèbres est sans doute Les Contemplations, publié en 1856 et composé de deux parties distinctes : « Autrefois », « Aujourd’hui ». Celles-ci font référence à « l’avant » et « l’après » d’un événement majeur de son existence : la perte de sa fille Léopoldine. Dans la préface des Contemplations, Victor Hugo précise d’ailleurs : « C’est une âme qui se raconte dans ces deux volumes. Autrefois, Aujourd’hui. Un abîme les sépare, le tombeau ».

 

Au THÉÂTRE, Victor Hugo crée le drame romantique. Il en expose les principes dans la préface d’une pièce extrêmement longue qu’il a écrite en 1827 et qui s’appelle Cromwell. Dans cette « préface de Cromwell », Victor Hugo réclame un nouveau genre théâtral pour s’affranchir des règles du théâtre classique et inventer une forme plus moderne. Il veut conserver l’écriture théâtrale en vers, plus précisément l’alexandrin, mais rompre sa monotonie en privilégiant les enjambements afin de le rendre plus naturel. Il refuse l’unité de temps et l’unité de lieu, ainsi que le principe de bienséance. En revanche, il garde l’unité d’action et revendique la vraisemblance ; c’est justement au titre de la vraisemblance qu’il estime que les unités de lieu et de temps ne peuvent s’appliquer. Enfin il admire le travail de Shakespeare et souhaite passer dans ses propres pièces « de la comédie à la tragédie, du sublime au grotesque ». La première pièce que Victor Hugo écrit après la préface de Cromwell et qui est jouée en 1830 se nomme Hernani. Bouleversant les codes selon les principes de ce nouveau genre de « drame romantique », la pièce divise le public et est huée par certains. C’est ce qu’on a appelé « la bataille d’Hernani ».

 

Dans ses ROMANS, Victor Hugo aime souvent dénoncer l’injustice de la société et montrer des hommes du peuple. Par exemple dans Les Misérables, paru en 1862, son personnage Jean Valjean incarne l’évolution d’un bagnard, qu’un homme d’église sauve du Mal. Son crime avait été de voler un pain pour nourrir sa famille. Dans ce même roman, Fantine et la petite Cosette sont victimes de la méchanceté des Thénardier. Quant au jeune Gavroche, il meurt sur les barricades, constituées par le peuple pour revendiquer plus de liberté. La folie des hommes, la passion et la monstruosité sont aussi des thèmes qu’on trouve régulièrement dans les romans de Victor Hugo.