Le meilleur des mondes (Aldous Huxley, 1932)

(titre original : Brave New World)
Epigraphe en français dans l'édition originale : citation de Nicolas Berdiaeff sur les "utopies".
Traduction de Jules Castier.

Genre : Roman d'anticipation, pour adultes (peut se lire dès le lycée)

Résumé : Dans cette société du futur, les bébés naissent dans un Centre d'Incubation et du Conditionnement, les enfants s'initient à des jeux sexuels ou font des visites à l'hôpital pour ne pas craindre la mort et les adultes s'interdisent toute relations affective véritable. La règle d'or est de ne pas souffrir, quitte à se dérégler le corps et l'âme avec des comprimés de « soma ». C'est donc une société inhumaine qu'Huxley décline en 18 chapitres : une société « idéale », aseptisée et fière de l'être, puisqu'elle est parvenue à chasser le sentiment de frustration.

Notre avis : Assez bien. Cette contre-utopie est un incontournable de la littérature de science-fiction, qui semble toutefois plus intéressant par son contenu que par son style (même si certains passages sont particulièrement remarquables), et qui a beaucoup vieilli. Il faut préciser aussi que, malgré le travail du traducteur et malgré la préface à l'édition française d'Aldous Huxley, le lecteur passe à côté de nombreuses références ou effets stylistiques de l'auteur. Le roman est notamment truffé de jeux de mots et reprises de répliques de pièces de Shakespeare, surtout Hamlet. On peut y voir aussi des références à Robinson Crusoé et au Christ, en ce qui concerne le personnage du « Sauvage » : John. Une oeuvre très exploitable dans le cadre de l'objet d'étude des premières « Le roman et ses personnages, vision de l'homme et du monde » ou bien pour l'Argumentation, en classes de seconde ou en première. A noter enfin que la suite, Retour au meilleur des mondes, a été publiée en 1958.