Poésie de l'école lyonnaise à la Renaissance

Au XVIIe siècle, se développe une poésie particulièrement riche à Lyon. On l'appelle souvent la poésie de l'école lyonnaise.

Pendant la Renaissance, la ville de Lyon correspond en effet à un carrefour culturel privilégié.

Lyon, lieu d'une économie importante

Lyon est à cette époque la deuxième ville du Royaume. Elle accueille notamment des foires de grande envergure et développe largement son économie. Cette prospérité financière encourage l'émergence d'une grande bourgeoisie bénéficiant d'un niveau de vie élevé.

Développement d'une élite cultivée et indépendante

Contrairement au reste de la France, la vie intellectuelle lyonnaise n'est pas organisée autour d'une cour, que ce soit celle d'un prince ou d'un roi.

Rapidement une grande activité intellectuelle se crée et se développe dans des salons et des cercles. Le poète s'impose alors pour lui-même ; il n'a pas à flatter un Prince. Il jouit d'une grande liberté, tant sur le contenu de ses poèmes que sur leur aspect formel.

Des figures féminines d'importance se remarquent dans ces cercles ; il s'agit de femmes érudites et cultivées, souvent à la fois auteurs et musiciennes. Citons par exemple les poétesses Louise Labé et Pernette Du Guillet.

D'autre part, Lyon devient une grande ville d'édition. De nombreuses imprimeries prospèrent. Là encore, le fait d'être loin de Paris sert la ville et la liberté. Les imprimeurs lyonnais sont plus indépendants que ceux de Paris car à Paris les éditions sont plus facilement contrôlées par la Sorbonne.

Enfin Lyon est proche des Alpes. C'est donc dans cette ville qu'arrive l'influence artistique italienne.

Tous ces éléments expliquent comment Lyon a réuni toutes les conditions favorables à un développement culturel et pourquoi une " poésie lyonnaise " a pu exister.