L’Or (Cendrars, 1925)

 

Genre : Roman d’apprentissage, pour adultes (peut se lire dès le lycée)

 

Aperçu : Dans ce village suisse, l’arrivée de l'étranger ne passe pas inaperçue. Il s’appelle Johann August Suter, natif de Rünenberg, et vient de donner un thaler à un enfant. En vérité, c’est le dernier argent qu’il lui reste. L'homme a tout abandonné pour faire fortune. Derrière la frontière, l’attend la France... et au-delà l’Amérique !

 

Notre avis : Bien. Ce roman, qui ressemble plus à un roman-fable qu’à un roman réaliste traditionnel, suit le parcours de Suter qui va connaître un destin extraordinaire, en dents de scie. De quoi réfléchir à la chance, au comportement de l’homme face aux coups du sort et à l’importance de l’argent. Le roman invite aussi à une réflexion sur ce qui constitue la "réussite" et sur le sens que chacun peut donner à son existence. Quant au style d’écriture, il établit une distance entre le lecteur et le personnage avec une quasi absence de dialogues et de description des sentiments, en particulier dans la première partie. La seconde partie est plus relevée et également plus surprenante. À noter enfin que l'histoire racontée s'appuie sur celle du véritable Général Suter.