L’assassin royal (Robin Hobb, 1995)

Tome 1 – L’apprenti assassin

Titre original : Assassin’s Apprentice

Traduction de l’anglais par A. Mousnier-Lompré pour les Éditions Pygmalion

 

 

Genre : Roman de fantasy médiévale, pour adolescents (dès 12 ans)

 

Aperçu : Parce que son histoire fait partie de celle des Six-Duchés, Fitz retrace son parcours à la plume. Ses plus anciens souvenirs remontent à l’époque de ses six ans, quand il fut abandonné par son grand-père aux portes d’une citadelle, remis à un soldat. Il découvrit alors pour la première fois sa caractéristique, ce qui serait à la fois un passe-droit et une malédiction : être le bâtard du prince Chevalerie.

 

Notre avis : Très bien. COUP DE COEUR mais à réserver à de très bons lecteurs : 700 pages pour ce Tome 1 ! L’histoire avance très lentement et détaille chaque minuscule étape de la formation de Fitz mais le lecteur y prend plaisir car l’auteur sait toujours insérer au bon moment un petit élément qui vient relancer l’intrigue. Ainsi, au fil des pages, le personnage principal s’étoffe et se développe sous nos yeux comme un enfant grandit dans la vraie vie. Profondément humain, Fitz adopte un comportement réaliste et incarne de nombreuses questions que peut se poser un adolescent qui ne comprend pas toujours le monde qui l’entoure et qui peut se sentir rejeté. Pendant ce temps, en arrière-plan, se dessine un monde médiéval où l’imaginaire reste assez discret. De façon habile, l’auteur veille ainsi à ce que le lecteur s’attache d’abord au personnage principal pour ensuite accentuer l’aspect magique de la fantasy. Petit à petit cet univers s’assombrit. L’action arrive enfin. La noirceur de l’histoire apparaît pleinement et surprend le lecteur, qui en avait presque oublié qu’il suivait la formation d’un assassin royal ! Pour autant, le roman veille bien sûr à ne pas faire l’apologie du meurtre. Ce livre s’adresse bel et bien à un public d’adolescents. À noter au passage la richesse de la langue employée, tout en restant très abordable ! À noter également qu’il existe une suite à ce Tome 1 mais ce roman, déjà volumineux et présentant une fin satisfaisante, peut se suffire à lui-même.