Dissertation rédigée (sur le conflit et le rôle des mots au théâtre)

Parce qu'un exemple vaut parfois mieux qu'un long discours, nous vous indiquons ci-après une dissertation rédigée.

 

Voici le SUJET de cette DISSERTATION :

"Moi, je veux me fâcher et ne veux point entendre" dit Alceste, personnage du Misanthrope de Molière (1666). Pensez-vous justement que l'expression du conflit au théâtre peut se passer de mots ? Ou bien estimez-vous que le théâtre présente aussi une dimension purement littéraire ? Vous mènerez une réflexion sur ce sujet en exploitant le corpus donné ainsi que vos lectures et expériences personnelles du théâtre.

 

 

ANALYSE DU SUJET

 

La partie d'analyse du sujet est évidemment primordiale pour réussir une dissertation.

 

Observons le sujet. Il est composé d'une citation d'un personnage fictif, un extrait d'une pièce de Molière.

Remarque : lorsqu'il y a une citation, il faut forcément la recopier, et entièrement, à l'intérieur de l'introduction de la dissertation.

 

Cette citation sert d'entrée en matière car elle est ensuite reformulée (c'est souvent le cas au lycée ; ce n'est généralement qu'à partir des études post-bac que les citations sont données sans reformulation).
Le véritable sujet est donc : "PENSEZ-VOUS QUE L'EXPRESSION DU CONFLIT AU THEATRE PEUT SE PASSER DE MOTS ?"

En série générale, le sujet s'arrêterait là. Ici, parce qu'il s'agit d'un sujet de série technologique, on vous indique la deuxième partie : "OU BIEN ESTIMEZ-VOUS QUE LE THEATRE PRESENTE AUSSI UNE DIMENSION PUREMENT LITTÉRAIRE ?"

 

Les deux parties de la dissertation sont donc données :

 

I/ OUI, l'expression du conflit au théâtre peut parfaitement se passer de mots (et il va falloir non seulement donner des exemples mais dire comment on se passe de mots et ce que ça crée chez le spectateur !)

 

II/ MAIS le théâtre présente aussi une dimension purement littéraire (et cette fois on va démontrer l'importance des mots, pourquoi le théâtre est considéré comme un genre littéraire et pas seulement comme un art du spectacle, avec des exemples, des nuances, les effets sur le spectateur, etc).

 

Bien sûr, ce plan convient à la fois pour des séries technologiques et des séries générales. Toutefois, parce qu'en séries générales, on attend plutôt une troisième partie, nous vous la proposons également.

 

III/ EN VERITE, le théâtre est un spectacle total (= expression non verbale + expression littéraire) et c'est justement ce qui fait la force du théâtre comme le plaisir du spectateur.

 

Si vous êtes en série technologique, vous pouvez donc arrêter votre lecture à la fin de la deuxième partie et passer directement à la conclusion, sans lire la troisième partie (ou seulement pour information, par curiosité).
En revanche, si vous êtes en série générale et surtout en L, lisez bien la dissertation en entier.

 

ATTENTION ! Relisez bien le sujet...

Pour raisonner, il ne va falloir s'appuyer que sur des conflits ! C'est en cela que le sujet est difficile : il restreint le champ de réflexion et le nombre de pièces exploitables. Heureusement, les conflits sont extrêmement fréquents au théâtre. Il y en a même presque dans toutes les pièces !

 

PLAN ENVISAGÉ

 

I/ OUI, l'expression du conflit au théâtre peut parfaitement se passer de mots
car
1/ il y a les gestes pour exprimer ce conflit
2/ les accessoires jouent aussi un rôle important
3/ de même que la musique et les sons

 

II/ MAIS le théâtre présente aussi une dimension purement littéraire
car
1/ le conflit s'exprime souvent d'abord par la parole
2/ certaines situations sont trop complexes pour être exprimées autrement qu'à travers des phrases
3/ le public aime aussi entendre le conflit
 

III/ EN VERITE, le théâtre est un spectacle total
car
1/ lire une pièce n'est pas entièrement satisfaisant, il faut aussi la voir représentée
2/ une représentation est une interprétation de la pièce
3/ le texte est mis en valeur par la représentation

 

DISSERTATION RÉDIGÉE

 

Afin de mieux vous aider à progresser, nous avons indiqué en bleu l'introduction, les transitions et la conclusion. Le sujet est mis en gras. Les liens logiques qui articulent la pensée sont également mis en bleu.

L'idée de chaque partie est en brun rouge ; les arguments sont en vert. Les références sont soulignées comme c'est réellement le cas dans votre copie. (En revanche, bien sûr, vous n'utilisez qu'une couleur pour votre devoir, du noir ou du bleu).

 

 

 

II - DISSERTATION

 

      Le XVIIe siècle a marqué un tournant dans l'histoire du théâtre français. C'est en effet à cette époque que les règles du théâtre classique sont fixées, avec la règle des trois unités et les principes de vraisemblance et de bienséance. Surtout, c'est à ce siècle qu'écrivent de grands dramaturges tels que Racine, Corneille et Molière. Cet auteur, né Jean-Baptiste Poquelin, a composé de nombreuses comédies comme L'avare, Le Bourgeois gentilhomme, Tartuffe, Les Fourberies de Scapin, Le Malade imaginaire et bien d'autres encore. Souvent ces pièces mettent en scène des conflits : valets cherchant à tromper leurs maîtres, disputes amoureuses, opinions différentes entre les pères et leurs enfants à propos de leurs mariages, etc. Dans les pièces de Molière en particulier, et au théâtre de manière générale, les situations de conflit ne manquent donc pas. « Moi, je veux me fâcher et ne veux point entendre » dit justement Alceste dans Le Misanthrope de Molière, représenté en 1666. Il semble ainsi affirmer qu'on peut se fâcher sans faire de phrases ni les entendre. Sans doute. Mais n'est-ce pas une vision réductrice de la dimension théâtrale ? Nous nous demanderons donc si l'expression du conflit au théâtre peut réellement se passer de mots. Pour cela, nous verrons dans un premier temps comment on peut donner raison à Alceste et nous envisagerons le théâtre comme une scène sans paroles. Dans un deuxième temps, nous nous appliquerons à voir la dimension littéraire d'une pièce de théâtre, résultat d'un travail d'auteur. Enfin, dans une troisième partie, nous réfléchirons à la spécificité du théâtre, combinant texte et représentation.

 

 

      Le théâtre semble ne pas avoir besoin de mots pour exprimer un conflit. Dans une représentation, ce qui est perçu par les sens prime sur le reste. La gestuelle est donc très importante, de même que les accessoires et les sons.

      Les mimiques des comédiens suffisent en effet à expliquer que deux personnages, sur scène, sont en désaccord. D'ailleurs un spectateur qui verrait une pièce à l'étranger, dans une langue qu'il maîtrise mal, pourrait parfaitement comprendre que deux personnages se détestent ou se disputent, rien qu'en entendant le ton de leur voix ou en voyant leurs regards, leurs poings menaçants, etc. Par exemple, dans la mise en scène de Jérôme Deschamps en 1997 des Précieuses ridicules de Molière, l'acteur qui incarne le seigneur La Grange sort très énervé d'une rencontre qui s'est mal passée. Il souffle comme un boeuf, se montre de profil prêt à charger et agite les mains et les bras comme s'il s'échauffait avant un combat. Toutes ces gesticulations, évidemment comiques, suffisent à faire comprendre au public qu'il est en conflit avec les demoiselles qui l'ont congédié. D'ailleurs, à ce moment-là de la scène d'exposition, aucune parole n'a encore été prononcée. La gestuelle suffit donc bien à exprimer le conflit.

      D'autre part, les accessoires qui accompagnent cette gestuelle aident à montrer la colère ressentie par le personnage. On trouve ainsi des bâtons dans de nombreuses formes théâtrales : des farces jouées sur des théâtres de tréteaux au Moyen-Age, des farces dans la Comedia dell'arte, des pièces du théâtre de Guignol et bien sûr dans certaines comédies courtes de Molière. Par exemple dans Les Fourberies de Scapin de Molière, a lieu la « scène du sac ». A ce moment-là, le serviteur Scapin veut se venger du seigneur Géronte et le fait entrer dans un sac, soi-disant pour le cacher et le mettre à l'abri d'ennemis. Puis, à l'aide d'un bâton, il le roue de coups, faisant croire à Géronte qu'ils sont agressés par des étrangers. Ici, il n'est pas besoin de paroles pour comprendre le conflit. Le sac et le bâton servent la scène et Molière ne l'a pas imaginée autrement, sans ces accessoires. Pour ce qui est de la gestuelle, le comédien doit bien sûr exprimer sa rage, son envie de vengeance. D'ailleurs Damien Gillard, qui jouait le rôle de Scapin dans la mise en scène de la pièce faite par Pierre Fox en 2004, affirme dans une interview qu'il sort « épuisé » de cette scène de bastonnade. Gestes et accessoires s'allient donc pour exprimer le conflit sans avoir recours aux mots.

      En outre, la musique et les sons peuvent prendre une place importante dans la représentation théâtrale et exprimer le conflit. C'est par exemple le cas dans les Précieuses ridicules de Molière mises en scène par Jérôme Deschamps. Des notes de piano accompagnent des hurlements de femmes et des cris d'animaux, notamment des cris de poules, pour signifier une grande dispute lorsque les deux seigneurs sont rejetés par les Précieuses. De même, les accords de guitare s'accélèrent pour exprimer la tension qui monte dans les Fourberies de Scapin de Molière mises en scène par Pierre Fox. Là encore, les mots sont inutiles et le conflit s'exprime sans eux sur la scène théâtrale.

 

 

      Ainsi, spectacle visuel et sonore, le théâtre semble pouvoir se passer de mots pour exprimer un conflit. Pourtant il serait dommage de réduire le théâtre à quelques formes excessives. Le théâtre n'est tout de même pas ni du mime ni seulement de la farce. D'ailleurs les grands dramaturges sont avant tout des écrivains et ont travaillé leurs textes avec soin. Voyons désormais l'aspect purement littéraire du genre théâtral.

 

 

      Au théâtre comme dans tout genre littéraire, les sentiments s'expriment avec des mots. Les affrontements doivent se dire avant de se faire et la complexité des disputes peut mieux se comprendre avec des phrases.

      Avant d'en venir à un conflit physique, une bastonnade ou un duel à l'épée, le désaccord entre les personnages doit en effet souvent s'exprimer à voix haute. Prenons par exemple la pièce écrite par Jean Giraudoux en 1935 : La guerre de Troie n'aura pas lieu. A l'acte II scène 9, le Grec Oiax cherche à provoquer la guerre. Il insulte Hector, prince troyen, en le traitant de « beau-frère de pute ». L'offense est donc clairement verbalisée. Ce n'est que dans un deuxième temps qu'Oiax gifle Hector afin de le pousser à bout. De plus, Hector réplique avec ironie en utilisant une antiphrase : « Je vois que la Grèce nous a envoyé des négociateurs. » Les mots traduisent donc la personnalité de chacun et expliquent le conflit. Oiax est impulsif et agressif ; Hector est intelligent et responsable. Le conflit n'est pas seulement lié à leur différence de nationalité mais de tempérament. Toujours dans le même esprit, dans Les Fourberies de Scapin, juste avant la scène du sac, le seigneur Géronte promet à Scapin de le remercier pour sa fidélité en lui donnant l'habit qu'il porte, après qu'il l'aura un peu usé. Cette remarque est évidemment très méprisante et offensante pour Scapin et justifie la rage qu'il a ensuite à taper sur le sac. Le conflit est ici social avant d'être physique. Ainsi, dans ces deux exemples, on constate que les regards et les coups sont plutôt la conséquence d'un conflit plutôt que son expression.

      Par ailleurs, certaines situations sont complexes à rendre et ne peuvent pas se résumer en quelques gestes. Par exemple, comment dire sans mots le conflit intérieur que ressentent les personnages des tragédies de Racine ? Ce n'est que par de longues tirades, provoquées souvent par un confident, que le héros de la pièce peut exprimer à voix haute le terrible dilemme auquel il est confronté. Et ce n'est que par le langage que le spectateur pourra pleinement s'identifier et ressentir par la catharsis « terreur et pitié ». Ainsi Racine développe dans son Andromaque le conflit intérieur qui écartèle la veuve d'Hector, devant choisir entre épouser Pyrrhus fils d'Achille qui a tué son époux, ou bien sacrifier son fils. Pour rendre compte de telles pensées complexes, Racine multiplie les procédés stylistiques. Il utilise l'alexandrin en rimes suivies avec des césures à l'hémistiche mais également des anaphores, des comparaisons et des récits enchâssés, qui relatent le souvenir de la chute de Troie ou les dernières paroles d'Hector. Toute cette recherche d'écriture exprime bien le conflit qui anime Andromaque. Ces phrases n'auraient pas pu être remplacées par autre chose. Elles sont nécessaire à la compréhension de ce conflit interne.

      De surcroît, le public ne vient pas seulement voir un conflit ; il veut aussi l'entendre. De même qu'il goûte la maîtrise d'écriture de Racine et peut se laisser bercer par le rythme de l'alexandrin, le spectateur savoure les images poétiques, les métaphores et l'exercice de maîtrise de la langue. Dans La Guerre de Troie n'aura pas lieu, l'affrontement entre Ulysse et Hector à la fin de la pièce devient ainsi une « pesée », un « combat de paroles » où chacun, l'un après l'autre, dit ce qu'il « pèse », c'est-à-dire ce qu'il est. Ulysse relève de l'impalpable. Expérimenté, il dit représenter la chouette et l'olivier. Il bat ainsi Hector qui, plus jeune et plus naïf, se réclame de la terre, du labeur et du courage. Le conflit devient ici poétique et allégorique. Non seulement il se passe de gestes mais on pourrait même supposer que tout geste serait considéré comme allégorique lui aussi, et donc à choisir avec le plus grand soin.

 

 

      Nous avons vu que l'expression du conflit au théâtre pouvait se passer de mots dans quelques cas extrêmes mais qu'il supposait, de manière générale, un travail important sur le texte. Toutefois Eugène Ionesco, célèbre dramaturge du XXe siècle, déclarait qu'il faisait « du théâtre et non de la littérature ». Lui qui avait été marqué dans sa jeunesse par le théâtre de Guignol semblait donc distinguer le texte et la scène. Mais qu'appelait-il au juste « théâtre » ? Finalement, la caractéristique d'une pièce de théâtre n'est-elle pas d'être à la fois un texte et un spectacle ? Au-delà du travail du comédien et du travail du dramaturge, nous étudierons donc maintenant celui du metteur en scène, qui va interpréter la pièce et mettre en lumière certains conflits.

 

 

      Le théâtre est un spectacle total et l'expression du conflit ne peut en vérité se passer ni d'éléments scéniques ni de mots. Le metteur en scène est donc co-auteur de la pièce avec le dramaturge, afin de satisfaire toutes les exigences du spectateur. Lui seul va vraiment permettre aux situations d'exister, notamment les conflits, avec les mots, la scène et son propre regard.

      Lire une pièce ne peut être pleinement satisfaisant. Si le théâtre veut rendre compte de relations humaines, notamment le conflit, il ne peut tout dire, ni dans le texte ni dans les didascalies. C'est donc au metteur en scène d'utiliser le travail du dramaturge pour lui donner une pleine existence. Prenons par exemple Art de Yasmina Reza. Certains passages montrent des propos assez banals et qui sont par conséquent difficiles à cerner. Que penser exactement des répliques suivantes entre Serge et Yvan ? « Oui, oui, il va bien. / Tu avais l'air de dire qu'il n'allait pas très bien. / Pas du tout, je t'ai dit qu'il allait bien. / Tu as dit, sans plus./ Oui, sans plus. Mais il va bien.»  C'est bien la représentation qui va ici exprimer le conflit de façon plus ou moins amusée, plus ou moins agressive, plus ou moins importante entre les deux personnages. Le metteur en scène aura donc des choix à faire et son travail sera primordial.

      Aussi une représentation est une interprétation de la pièce. Daniel Mesguich considérait d'ailleurs dans L'Eternel Ephémère que le texte appartenait autant au public et au metteur en scène qu'au dramaturge lui-même. N'en déplaise à Ionesco qui voulait qu'on respecte scrupuleusement ses indications, toutes les lectures peuvent donc être possibles sur une pièce. Le metteur en scène Christian Schiaretti semble ainsi ajouter une notion de conflit au texte de Molière lorsqu'il met en scène Les Précieuses Ridicules au TNP de Villeurbanne en 2007. Il utilise en effet deux costumes similaires pour les deux seigneurs La Grange et Du Croisy avec les mêmes dentelles, la même coupe, mais l'un en bleu, l'autre en rouge. Cette opposition dans les couleurs se retrouve en outre dans l'éclairage et est accentuée par le maquillage et les coiffures, également identiques. Le metteur en scène paraît donc choisir d'ajouter un conflit. En plus du conflit avec les Précieuses, il souligne le conflit entre les deux hommes, considérés comme rivaux.

      Le conflit exprimé sur scène peut également être suivi très fidèlement par le metteur en scène mais mis en valeur grâce à des éléments qu'il a créés. De toute façon, l'auteur ne peut jamais exprimer pleinement sa pensée, même avec de très longues didascalies. Il est obligé de faire confiance au metteur en scène. Pour le spectateur, l'intérêt de voir une pièce alors qu'il la connaît déjà, se trouve justement dans cette création innovante, sans cesse renouvelée. Raymond Gérôme dans sa mise en scène de La guerre de Troie n'aura pas lieu pour la Comédie Française en 1988 choisit par exemple d'accompagner le conflit qui se prépare entre Grecs et Troyens par un décor bicolore. Le mur du fond est donc composé de deux bandes horizontales : l'une ocre, l'autre bleue. Ainsi le théâtre se fait spectacle total. Le conflit s'exprime par le geste avec la gifle d'Oiax, par la parole avec les pesées et par la touche personnelle apportée par le metteur en scène, en collaboration avec le scénographe, grâce à ces bandes de couleur. On peut ajouter que ceci se fait aussi en collaboration avec le spectateur car il va interpréter justement ces bandes de couleur comme significatives du conflit en train de se jouer sous ses yeux. Les mimiques des comédiens et le texte écrit par le dramaturge sont par conséquent portés par le regard du metteur en scène, lui-même prolongé par celui du spectateur.

 

 

      En conclusion, le conflit au théâtre peut se comprendre de façon superficielle et immédiate, sans mots, mais il a besoin d'un travail d'écriture pour s'épanouir, se développer et se justifier puis d'un apport créatif de la part du metteur en scène et du public pour pleinement exister. Dans Le théâtre et son double, Antonin Artaud apportait un souffle nouveau au théâtre occidental. Inspiré par le théâtre oriental, il faisait prendre conscience de la dimension physique et concrète, visuelle et sensitive du théâtre. Le théâtre est bel et bien un spectacle total et une oeuvre collective qui implique le comédien, le dramaturge et le metteur en scène, en vue d'être représenté devant un public.