Des vies d'oiseaux (Véronique Ovaldé, 2011)

 

 

 

Genre : Roman sentimental psychologique, pour adultes (dès le lycée)

Aperçu : Parce que monsieur Gustavo Izzara est un homme important et riche, il aime être obéi. Aussi, lorsqu'il se rend compte que des squatteurs ont occupé sa belle maison, il exige qu'un responsable de la police se déplace sur-le-champ pour constater l'intrusion. Pourtant rien ne presse. Rien n'a été volé. Le lendemain, le lieutenant Taïbo vient enfin. La maison est située sur la colline de Villanueva face à la mer, cette colline qu'on a surnommée « la colline Dollars ». Monsieur Izzara n'est pas là. C'est son épouse qui reçoit le lieutenant. A priori, madame Izzara n'a pas d'informations à donner au lieutenant Taïbo. Et a priori, ils n'ont aucune raison de se revoir. Mais dans les cages dorés, les vies d'oiseaux peuvent changer...

Notre avis : Très bien. Lecture agréable et dépaysante, même si aucune action ne vient véritablement relever le récit. On se laisse doucement porter par le style de Véronique Ovaldé, qu'on retrouve avec plaisir après son roman Ce que je sais de Vera Candida. Les phrases sont parfois longues, complexes, mais le rythme est toujours juste, serrant au plus près les méandres de la pensée, nos instincts, notre inconscient. Les lieux et les thèmes restent ceux chers à l'auteur, le roman permet donc de s'imaginer en Amérique du Sud et de suivre dans le détail la psychologie de personnages qui cherchent leur place au sein de la famille et de la société.