Comment faire des transitions pour une dissertation ?

Qu'est-ce qu'une « transition » dans le cadre d'une dissertation ?

 

Une « transition » correspond à quelques phrases qui vont constituer un lien entre deux parties au sein du devoir.

 

Pour une dissertation en deux parties, il faudra donc faire une transition entre la première et la deuxième partie.

 

Pour une dissertation composée en trois parties, il faudra faire une transition entre la première et la deuxième partie puis une autre transition entre la deuxième et la troisième partie.

 

Visuellement, la transition est donc un tout petit paragraphe qui apparaît entre les blocs des parties développées de la dissertation. On saute deux lignes avant et deux lignes après. (Autre possibilité : on peut coller la transition au bas de la partie précédente.).

 

Dans la transition, il s'agit de faire un rapide bilan de ce qui vient d'être vu mais aussi d'annoncer ce qui va être étudié, toujours selon un raisonnement structuré et logique. D'ailleurs, cette transition vous permet de vérifier si votre plan est défendable et donc cohérent.

 

 

Comment faire ? Que mettre dedans ?

 

Nous vous conseillons de faire des transitions en 3 étapes :

 

- la première étape répète l'axe principal de la partie que vous venez d'achever. C'est une sorte de « brique-du-passé » qui rappelle la partie précédente,

 

- la deuxième étape fait un lien logique et cohérent entre l'axe principal de la partie qu'on vient d'achever et l'axe principal de la partie qu'on va développer juste après. C'est une sorte de « ciment-entre-briques » qui explique pourquoi on peut mettre une brique sur l'autre.

 

- la troisième étape annonce clairement l'axe principal de la partie qui va ensuite être traitée. C'est une sorte de « brique-de-l'avenir » qui présente la partie qui suit la transition.

 

Remarque : si cela est possible, rédigez ainsi 3 phrases les unes à la suite des autres, séparées par des points. Chaque phrase correspondra alors à une étape. Si les notions sont un peu complexes, rédigez plus de phrases. En tout cas, la transition doit faire entre 3 et 5 phrases (pas moins, pas plus !).

 

 

Voyons deux exemples.

 

 

Exemple A : transition pour une dissertation en deux parties

 

 

L'élève A a le sujet de dissertation suivant :

 

Le recours à la fiction (fable, conte philosophique, portrait satirique, roman-fable, etc) permet-il vraiment de dénoncer efficacement les défauts des hommes ?

 

L'élève A organise sa dissertation en 2 parties :

I/ La fiction permet de dénoncer efficacement les défauts des hommes.

II/ Ce recours à la fiction a ses limites, surtout en comparaison avec l'argumentation directe.

 

Pour sa transition, il va suivre 3 étapes :

1/ il rappelle ce qu'il a vu en I/

2/ il fait le lien entre I/ et II/ c'est-à-dire qu'il indique que ce I/ n'est pas vrai dans tous les cas.

3/ il annonce qu'il va maintenant passer aux limites du recours à la fiction.

 

Après avoir sauté 2 lignes et fait un alinéa de 3 carreaux, l'élève A écrit donc la transition suivante :

 

         Nous avons ainsi montré que le recours à la fiction permettait de dénoncer les défauts des hommes. Toutefois ce moyen n'est pas efficace dans toutes les situations. Étudions désormais les limites de ce recours à la fiction, en particulier lorsqu'on le compare à une utilisation de la réalité, dans le cadre de l'argumentation directe.

 

Exemple B : transitions pour une dissertation en trois parties

 

L'élève B a le sujet de dissertation suivant :

 

Dans quelle mesure la mise en scène d'une œuvre théâtrale constitue-t-elle une interprétation de cette pièce ?

 

L'élève A organise sa dissertation en 3 parties :

I/ La mise en scène d'une œuvre théâtrale constitue une interprétation.

II/ Celle-ci s'effectue plus ou moins en rupture avec l'interprétation proposée par l'auteur.

III/ Au-delà du travail de la mise en scène, les spectateurs participent à l'interprétation d'une pièce.

 

Pour sa transition entre le I/ et le II/, l'élève va suivre 3 étapes :

1/ il rappelle ce qu'il a vu en I/

2/ il fait le lien entre I/ et II/ c'est-à-dire qu'il va rappeler que l'interprétation du metteur en scène passe par un texte : la pièce de théâtre de l'auteur.

3/ il annonce qu'il va maintenant passer à l'interprétation proposée par l'auteur.

 

Après avoir sauté 2 lignes et fait un alinéa de 3 carreaux, l'élève B écrit donc la transition suivante :

 

          Nous venons d'étudier en quoi la mise en scène d'une oeuvre théâtrale, par les choix de scénographie, d'accessoires, de lumière et de son, constituait une interprétation de l'oeuvre représentée. Cependant ce travail du metteur en scène s'appuie sur un texte. Voyons donc comment l'interprétation du metteur en scène se confronte à celle proposée par le dramaturge.

 

L'élève va ensuite développer toute sa deuxième partie (= son II/ du plan).

 

 

Pour sa transition entre le II/ et le III/, l'élève va de nouveau suivre 3 étapes :

1/ il rappelle ce qu'il a vu en II/

2/ il fait le lien entre II/ et III/ c'est-à-dire qu'il va dire que le théâtre est tripartite, réunissant trois personnalités : le metteur en scène, l'auteur mais aussi le spectateur.

3/ il annonce qu'il va maintenant aborder le rôle du spectateur dans l'interprétation d'une pièce.

 

Après avoir sauté 2 lignes après sa 2ème partie et fait un alinéa de 3 carreaux, l'élève B écrit donc la transition suivante :

 

        Ainsi, la représentation théâtrale offre un équilibre ou au contraire un déséquilibre entre l'interprétation du metteur en scène et celle que propose l'auteur. Pourtant une représentation ne saurait exister sans public. Intéressons-nous désormais à l'interprétation que fait le spectateur d'une pièce, selon son époque, sa sensibilité et son éducation.

 

Vous avez maintenant compris comment faire des transitions ?

N'hésitez pas à vous entraîner pour progresser !