Certaines n'avaient jamais vu la mer (Julie Otsuka, 2011)

Titre original : The Buddha in the Attic
Traduit de l'américain par Carine Chichereau  

Genre : Roman historique, pour adultes (dès le lycée).

Aperçu : L'histoire se passe au début du XXe siècle. Des jeunes femmes japonaises quittent leur pays pour l'inconnu. De l'autre côté l'Amérique les attend, mais aussi le mariage et un époux qu'elles ne connaissent pas, un Japonais déjà émigré là-bas et qui souhaite fonder une famille.

Notre avis : Bien. Ce roman est organisé en huit chapitres : Bienvenue, mesdemoiselles japonaises ! - La première nuit - Les Blancs – Naissances - Les enfants - Traîtres - Dernier jour - Disparition. Chaque chapitre marque l'étape d'une vie mais le génie de Julie Otsuka est de traiter toutes ces vies individuelles et différentes en un même souffle, une même vie à plusieurs facettes. Le destin se fait ici collectif. La petite histoire rejoint également la grande, avec un grand H et l'arrivée de la deuxième guerre mondiale. C'est un roman à la fois historique et universel, puisqu'à travers ces immigrés japonais on devine l'histoire de tous les immigrés de tous les pays et de toutes les époques. L'écriture est prenante et originale, sans aucun dialogue, avec un phénomène de « copia » ou liste qui semble n'en plus finir. L'effet en est bien entendu poétique et on évite (de justesse diront certains) la lassitude car le roman est court. A noter enfin que ce livre a reçu le « Prix Femina Etranger » en 2012.