Ce que je sais de Vera Candida (Véronique Ovaldé, 2009)

Genre : Roman contemporain (à la limite du conte philosophique), pour adultes.

Présentation : Quand Vera Candida apprend qu'elle va mourir dans six mois, elle abandonne tout, prend le minibus et retourne à Vatapuna. Cette fois elle n'a pas de bébé dans le ventre. Elle s'en va retrouver la petite cabane au bord de la mer. Mais la cabane a été remplacée par un snack. C'est alors qu'une très vieille femme l'interpelle et lui dit son nom. Elle savait bien qu'elle reviendrait... sa grand-mère le disait...

Notre avis : Très bien. Une saga familiale du bout du monde répartie en 5 étapes : Prologue, I Vatapuna, II Lahomeria, III Passage des Baleiniers, IV Retour à Vatapuna. Un récit cruel, poignant, teinté d'humour et de poésie, avec une galerie de personnages hauts en couleur, qui se lit tout seul et qui ne peut laisser indifférent. L'histoire de trois femmes : la grand-mère Rose Bustamente, qui commet la première erreur fatale, la fille Violette, à la limite de la débilité et enfin la petite-fille, Vera Candida, qui tente tant bien que mal d'affronter la fatalité et de se créer un nouveau destin. Le roman se déroule donc sur plusieurs générations de femmes, dans un pays non identifié d'Amérique latine où règnent la corruption et les vices. Vie insulaire, pauvreté, ignorance, manque d'amour... les ingrédients se réunissent sous la belle plume de Véronique Ovaldé pour développer une tragédie moderne dans laquelle les femmes sont victimes des violences des hommes. Un roman toutefois à réserver aux adultes ou aux lycéens avec un accompagnement car il fourmille de thèmes délicats comme l'inceste, le viol, le nazisme, la prostitution et certains passages sont un peu crus. A obtenu le prix Renaudot des lycéens en 2009.