1984 (George Orwell, 1949)

Titre original : Nineteen eighty-four

(Traduction de l'anglais par Amélie Audiberti pour Gallimard)

Genre : Roman de science-fiction, pour adultes (peut se lire dès le lycée)

Aperçu : Alors que l'énorme visage de « Big Brother » s'affiche partout dans la ville de Londres, Winston Smith se méfie du télécran et de la Police de la Pensée. Si le Parti apprenait son secret, Winston serait assurément puni de mort ou envoyé pour vingt-cinq ans au moins dans un camp. Mais le besoin de s'exprimer est plus fort que la peur. Winston Smith a acheté un beau livre chez un commerçant d'antiquités et veut y écrire son journal intime. Il hait Big Brother.

Notre avis : Très bien mais assez difficile à lire, car le roman présente de longs passages descriptifs et une vision pessimiste du devenir de l'humanité. Grand classique de la littérature, 1984 dénonce parfaitement la dictature et ses multiples effets : la propagande et l'organisation de la « haine » contre l'ennemi, le « gin de la victoire » pour tenir le coup et chasser les idées noires, les différentes castes, la falsification de la vérité et des documents pour effacer l'Histoire telle qu'elle a pourtant eu lieu, les arrestations, la torture, l'immixtion de l'état dans les affaires personnelles, y compris en matière de relations sexuelles et affectives, la surveillance permanence des individus, etc. Le livre propose aussi de nombreux points de départ pour réfléchir à des thèmes très différents comme l'importance de l'objet (avec le magasin d'antiquités), le serment qu'on peut tenir ou non, les peurs et phobies de chacun, l'éducation des enfants, les souvenirs, le devoir de mémoire, le rôle de la parole... Une œuvre très riche qui est une référence absolue. Un exemple ? La publicité faite par Steve Jobs lorsqu'il a lancé en 1984 son « 128K », premier ordinateur Macintosh d'Apple. Dans le spot réalisé par Ridley Scott, l'allusion au roman de George Orwell est clamée haut et fort. Le slogan annonce : « Le 24 janvier, Apple Computer lancera le Macintosh. Et vous verrez pourquoi 1984 ne sera pas comme 1984 »